RD Congo – Tunisie: Un Match nul inespéré

Après la victoire méritée du match aller, on s’attendait à un match très difficile pour la sélection Tunisienne à Kinshasa et ce fut le cas. Dans un stade plein à craquer, la sélection Tunisienne a évité le pire de peu et a pu ramener le point du match nul, tant important pour la suite de cette phase éliminatoire.

Pour cette rencontre, Nabil Maaloul opte d’entrée pour une formation à vocation défensive dans un schéma en 5-3-2 afin de réduire les espaces et empêcher les Congolais de développer leur jeu. Durant les premières minutes de la première période, les deux équipes s’observent et le jeu se cantonne dans le milieu de terrain. Le premier tournant du match arrive à la 9ème minute de jeu lorsque MBemba ouvre le score pour les léopards. Le joueur de Newcastle profite d’une grossière erreur de marquage dans l’axe de la défense tunisienne, sur une balle arrêtée bien bottée par Kakuta au second poteau.

Ce but a chamboulé les choix tactiques de Maaloul qui ne s’attendait pas à encaisser un but aussi rapidement. Les Tunisiens, dos au mur et obligés d’aller chercher l’égalisation, ne sont jamais parvenus à développer leur football au cours de cette première période. La preuve, ils n’ont cadré qu’un seul tir durant les 45 premières minutes de la rencontre. De l’autre côté, les congolais ont essayé de bien gérer cette légère avance et ne se sont pas procurés de vraies occasions.

Ce premier acte fut très médiocre d’un point de vue tactique de la part des Tunisiens. En effet, le chamboulement opéré par Maaloul, surtout en phase offensive avec la montée d’un cran de Med Amine Ben Amor, a inhibé la complémentarité dans le milieu de terrain qui représentait d’habitude le compartiment le plus solide et le plus homogène de l’équipe.

Dès le retour des vestiaires, Nabil Maaloul opère un premier changement en incorporant Anis Badri à la place d’un Hamdi Nagguez méconnaissable en première période, sûrement à cause de sa longue indisponibilité suite à une vilaine blessure contractée la saison dernière. Avec ce changement, Maaloul retrouve un schéma en 4-3-3 (4-3-2-1), plus classique et beaucoup plus offensif. De ce fait, Rami Bedoui glisse vers le couloir droit, Med Amine Ben Amor retrouve son emplacement habituel en tant que la pointe basse du triangle du milieu et Anis Badri se place sur les côtés de l’attaque. Une tactique qui laissait entrevoir une amélioration du rendement des poulains de Maaloul.

Sauf que pour la 2ème fois au cours de cette rencontre, on encaisse un but au début de la mi-temps. En effet, à la 47ème minute de jeu, Mpokou double la mise pour les locaux après une mésentente entre les deux axiaux tunisiens. A ce moment de la rencontre, la tâche devenait rude pour les tunisiens d’autant plus que les congolais étaient à deux doigts d’inscrire le troisième but par l’intermédiaire de Bakumbu, sans compter sur la vigilance de Aymen Mathlouthi.

Une fois l’orage du début de la seconde période est passé, on a commencé à retrouver le jeu de l’équipe Tunisienne avec des appels entre les lignes, des passes courtes et une fluidité assez remarquable dans les déplacements des joueurs. Les Congolais étaient bloqués dans leur moitié de terrain et n’arrivaient plus à mettre le pied sur la balle. Cette domination tunisienne s’est accentuée dans les 20 dernières minutes après l’entrée en jeu de Sliti à la place de Ghaylène Chaaleli, invisible pendant cette rencontre.

Les efforts tunisiens ont été récompensés une première fois à la 76ème minute lorsque le tir de Ben Amor, sur une passe en retrait de Bedoui, a été dévié par un défenseur congolais  dans ses propres buts. Galvanisés par cette réduction de score, les Tunisiens se ruent vers l’attaque et après un bon travail de Msakni sur le côté gauche ponctué par une extraordinaire louche, Badri – décidément homme du match – arrive à tromper le gardien congolais Matempi d’une superbe reprise de volée à la 77ème minute.

Après cette égalisation inespérée, les Tunisiens arrivent à garder la balle et pouvaient même prendre l’avantage par l’intermédiaire de Ben Amor et Msakni, mais leurs tentatives sont passées respectivement au-dessus et à côté des buts de Matempi. Les Congolais se sont, de leur côté, créés une dernière occasion sur un coup franc de Kakuta stoppé par la barre transversale d’Aymen Mathlouthi avant que Daniel Bennet ne siffle la fin de la rencontre.

Un match nul qui peut s’avérer décisif pour la sélection Tunisienne dans sa quête à la qualification à la Coupe du Monde. Ce résultat permet aux Tunisiens d’être à seulement 4 points d’une 5ème qualification à la compétition majeure du football mondial.

Enfin, on ne pourra pas clore cet article sans critiquer les choix tactiques de Maaloul. En effet, une composition trop défensive, une équipe complètement défigurée et des choix incompréhensibles ont pu nous couter très cher et nous éloigner du Mondial en Russie. Maaloul et son staff doivent réaliser que cette génération de joueurs est bourrée de talent et qu’il faut les laisser l’exprimer. A bon Entendeur…

 

A.G

 

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