Catégorie : Analyses et portraits

Analyses, portraits et critiques du football Tunisien

Niger-Tunisie : Les notes des joueurs

Ben Mustapha 6 : Malgré le but concédé sur une erreur de la défense, Ben Mustpha, concentré, a su faire les arrêts qu’il fallait. Le portier international tunisien n’a pas été mis en danger face à une faible équipe de Niger.

Mathlouthi 5: Plusieurs interventions défensives à son actif mais le joueur du CSS n’a pas su se montrer décisif. Il n’a pas été assez disponible sur les phases offensives.

Meriah 6 : Quelques petites erreurs comme en atteste le but du Niger, mais une prestation globalement solide pour le joueur de l’Olympiakos. Il a contré certains ballons dangereux

Bronn 6: Hormis l’erreur sur le but du Niger, Dylan Bonn, aligné en charnière central a été solide, Il a coupé court aux rares occasions offensives des joueurs adverses .

Haddadi 7 : Oussama Haddadi a réalisé un match correct. Le joueur dijonnais très bon défensivement, a apporté beaucoup de soutien en attaque.

Skhiri 4: Pas habitué de la chaleur caniculaire en Afrique, Skhiri a tout simplement été inexistant. Peu à l’aise lors de cette rencontre, le joueur de Montpellier a livré une prestation terriblement insipide.

Ben Amor 7 : Très présent, le joueur de l’ESS a fourni beaucoup d’efforts. Récupérant de nombreux ballons aussi bien en phases défensives qu’offensives, Ben Amor a fait du bien au milieu de la sélection tunisienne.

Sliti 8 : Sliti est incontestablement le grand artisan de la victoire de la sélection tunisienne. Auteur d’une passe décisive sur le premier but, le joueur de Dijon a livré une prestation très solide, avec de nombreuses occasions à la clef.

Ben Mohamed 4 : Pour son premier match sous le maillot de la sélection tunisienne, Ben Mohamed, aligné à un poste inhabituel sur le flanc gauche de l’attaque, a livré une prestation très moyenne. Il reste tout de même en dessous du niveau qu’il affiche avec l’EST au poste d’arrière gauche. Du déchet, certes mais beaucoup d’envie de bien faire.

Ben youssef 4 : Un match à oublier pour Ben Youssef. Très discret, le joueur d’Al Ittifaq, le moins en vue du côté de l’attaque tunisienne a eu du mal à se montrer incisif. Dépassé physiquement, il n’a rien apporté offensivement

Chaouat 8: Un gros match de la part de Firas Chaouat pour sa première en sélection. Généreux dans l’effort et très actif, le joueur du CSS a su amener la sélection tunisienne vers le succès. Chaouat a fait parler son flair pour inscrire les deux buts de la victoire des Aigles synonyme de qualification pour la phase finale de la CAN

Khenissi 3 : Entré en jeu à la place de Firas Chaouat (déjà une changement bizarroïde) Taha Yassine Kheniss a une nouvelle fois brillé par son manque d’efficacité et sa maladresse devant les buts. Son entrée n’a rien apporté

Transfert: Un club francais et un contrat très juteux pour Wahbi Khazri… Mais est-ce vraiment le bon choix?

En compagnie de Dominique Rocheteau Directeur sportif et Fréderic Paquet le Nouveau Directeur Général du club de l’ AS St-Etienne, Wahbi Khazri passait ce lundi 9 juillet à l’ Etrat sa visite médicale d’ avant contrat. L’international tunisien et le club officialiseront ainsi dans les prochaines heures le transfert, avec à la clé un contrat très juteux pour l’ attaquant des Aigles de Carthage.

Les verts vont débourser la somme de 10 millions d’€ (bonus compris) au club de Sunderland A.F.C, pour s’ offrir les services du tunisien. Mais c’ est surtout le montant du salaire qui interpelle le plus….

En effet le club stéphanois et Wahbi Khazri se sont entendus sur un salaire de 350 000 € mensuels + prime à la signature. Ce qui fait de W.Khazri le joueur le mieux payé de l’ effectif…

Un Bon choix ? Pas si sûr…

Après une excellente saison avec le Stade Rennais avec lequel il a inscrit 9 buts et s’ est révélé comme un véritable meneur, après une coupe du monde où il a inscrit 2 buts, W. Khazri avait pourtant tout pour prétendre à un grand club européen.

Le capitaine de la sélection tunisienne et meilleur buteur en activité (14 buts), va s’engager ainsi pour un club qui ne dispute aucune compétition européenne la saison prochaine. Si le projet à long terme du club stéphanois peut sembler cohérent et attractif, il a surtout jusque là attirer de bon joueurs en manque d’ exposition et en quête d’ un second souffle : M. Debuchy, R. Beric, Y. Mvilla, P. Ntep, et prochainement A. Ounas…

W. Khazri sera par ailleurs, le seul international du club. L’ ASSE n’ a en effet pas été représenté lors de la coupe du monde 2018 puisqu’ aucun joueur de l’ effectif n’ a été sélectionné par les nations en lice.

Plusieurs éléments qui nous amènent à douter très fortement du choix de notre n°10 et homme fort de la sélection.

En pleine bourre, l’ un des rares tunisien à son avantage lors de la coupe du monde et fort de nouvelles compétences acquises dans sa nouvelle position d’ attaquant, c’ était le meilleur moment pour W. Khazri pour trouver et relever un plus grand défi.

En manque cruel de joueurs d’ expérience au plus haut niveau, à l’ instar d’ un Y. Msakni talentueux mais cantonné au championnat qatari, c’ était également le meilleur moment pour la Tunisie de retrouver enfin depuis H. Trabelsi (Ajax, Mancity) et A. Abdennour (Monaco) un joueur qui s’ illustre en Champions League.

Classement FIFA Juillet 2018 : Le Brésil prend la tête, l’Allemagne dégringole

Comme chaque mois, footballtunsien.com vous annonce le prochain classement FIFA, celui du mois de Juillet 2018, en avant première.
Classée au 21eème, la sélection tunisienne va perdre encore deux places au prochain Classement Fifa (mois de Juillet) et sera classée 23ème.

Les mauvais résultats de la sélection tunisiennes expliquent ce recul.

Les Aigles de Carthage perdent également leur première place africaine au détriment du Sénégal (19ème)

A noter que Football tunisien vous offre à chaque fois en exclusivité le classement en avance , en se basant bien évidemment sur la méthode FIFA.

 

Tunisie – Panama : les notes

Aymen Mathlouthi : 6

Le capitaine tunisien a délivré un assez bon match en repoussant quelques occasions panaméennes.

Hamdi Naguez : 6

Toujours précieux dans l’animation offensive, il a fait quelques débordements intéressants. Défensivement, il a toujours quelques difficultés.

Rami Bedoui : 4

Aligné pour la première fois dans ce mondial, il a n’a pas été plus rassurant que ses prédécesseurs.

Y. Meriah: 3

Encore un match à oublier pour Yassine Meriah. Trop fébrile et dépassé physiquement, on se demande vraiment si ce joueur, tellement vanté par Nabil Maaloul, a le niveau international.

O. Haddadi : 6

Bon match d’Oussama pour sa première apparition. Il a délivré une passe décisive et a été solide physiquement.

E. Skhiri: 5

Très lent dans la transition, un match très moyen d’Ellyès.

F. Sassi: 3

Extrêmement lent, Ferjani a délivré l’une de ses pires copies. Il a écopé d’un carton jaune et a été remplacé à la mi-temps

G. Chaalali: 3

Intégré pour la première fois dans un milieu à trois, Ghaylène est apparu très loin de son niveau. Son absence des terrains peut expliquer sa prestation.

F. Ben Youssef: 6

Il sauve son match avec le but qu’il a marqué. Sinon rien à voir, ses lacunes techniques ne lui permettent pas de faire mieux.

N. Sliti: 3

Encore une prestation décevante de Naïm. On n’aura pas vu finalement le Naïm de Dijon.

W. Khazri: 7

Le meilleur joueur tunisien et peut être le seul à avoir le niveau d’une coupe du monde : la preuve : 2 buts et 2 passes décisives. Dommage qu’il ne fût pas au top de sa forme lors des deux premiers matchs.

A. Badri: 6

Une bonne entrée d’Anice. Il a beaucoup apporté offensivement et contribué au renversement du score des tunisiens.

A. Khalil : Non noté

B. Srarfi : Non noté

N. Maaloul: 1

Il a aligné trois milieux défensifs dans un match qu’on devait gagner face à une équipe très faible. Résultat, cela nous a coûté une mi-temps. Après les changements en deuxième mi-temps, l’équipe a mieux joué. Srarfi reste quand même le grand point d’interrogation. Le joueur de Nice et le jeune espoir du football tunisien a été intégré à la 89ème minute pour sa seule apparition en coupe du monde.

 

Tunisie-Angleterre: Les raisons de l’échec

La Tunisie s’est inclinée avant hier soir 2 à 1 dans le temps additionnel lors de son premier match de coupe du monde face à l’Angleterre. Une revanche 20 ans après, ratée pour nos aigles qui ont plutôt fait pâle figure pour leur entame de compétition. Footballtunisien.com a décrypté la rencontre et revient pour vous sur les raisons de cet échec.

Des faiblesses de la défense tunisienne parfaitement étudiées et exploitées par l’Angleterre

Gareth Southgate a parfaitement étudié les faiblesses de notre défense et son équipe a su les exploiter à merveille. La sélection anglaise pourtant riche en excellents joueurs balle au pied, a systématiquement cherché à balancer de longs ballons dans le dos de la défense centrale tunisienne. De longues ouvertures ou centres à 20 mètres de la surface de réparation en diagonale qui atteignent à chaque fois le second poteau opposé et permettent aux attaquants anglais d’enchaîner par des reprises ou de décaler les partenaires qui montent en nombre à chaque offensive. On comprend rapidement le curieux 3 5 2 Anglais…On balance de longs ballons, on se rue à l’attaque et on sécurise les contre-attaques adverses avec 3 axiaux. Les longs ballons aériens ont constamment mis en difficulté nos défenseurs Tunisien. Lors de la première période outrageusement dominée par les Three Lions, notre défense ne parvient pas s’organiser et se fait surprendre à chaque long ballon derrière son dos.

Une réaction mi figue-mi raisin de l’équipe nationale:

Alors que la sélection nationale prend l’eau lors du début de la première mi-temps, elle ne tente pas de se réorganiser. N.Maaloul ne donne pas de nouvelles consignes et les joueurs attendent que l’orage passe. M.Hassen et F.Ben Mustafa ont heureusement été héroïques en repoussant plusieurs buts et en évitant que la note ne soit plus salée. Lors de la seconde période le sacrifice consenti par Badri et Ben Youssef qui donnent d’eux même et se convertissent en latéraux et le replacement de Bronn en soutien de la charnière permet à l’équipe nationale de recadrer la défense et rendre l’attaque anglaise muette…En revanche, c’est notre attaque qui en est sortie alors déstabilisée. Khazri et Sliti déjà difficile à trouver en première mi-temps sont à présent totalement esseulés. Si le changement Sliti/Ben Armor parait le meilleur choix possible pour permettre à l’équipe d’exister dans l’entre jeu et se projeter, il intervient trop tard. Ben Armor n’a pas le temps de peser sur le jeu…au contraire il commet une erreur qui nous coutera très cher.

Des joueurs en dessous de ce qu’ils savent faire et une rampe de lancement en panne…

Lundi soir, subjugués par l’évènement et par l’Ora d’un adversaire pourtant à leur portée, gênés physiquement par de récentes blessures, déstabilisés par la tactique adverse les joueurs tunisiens ont fait preuve de manques et de lacunes. A.Maaloul incertain avant le match a été très loin de son niveau et n’a pas fourni son apport offensif habituel. E. Skhiri très en dessous de son rendement habituel, a montré beaucoup d’hésitation et d’errance pour son premier match en compétition internationale. Il ne s’est pas entendu défensivement avec F. Sassi et ne se sont pas non plus retrouvés dans le jeu de relance et de projection, laissant un entre jeu et une rampe de lancement, (qui fait habituellement notre force) en panne. Nos défenseurs centraux qui ont pourtant montré qu’ils sont intraitables balle au sol, ont été surpris et dépassé par la tactique adverse. A.Badri en passant son temps à défendre ne nous a pas fait du A.Badri en attaque. W.Khazri qui a eu un match compliqué pour son retour de blessure, n’a pas assez décroché et n’a pas non plus fait ce qu’il sait faire. Au final si les joueurs ont tout de même fait preuve d’une combativité exceptionnelle en 2ème mi-temps, ils n’ont pas joué leur jeu habituel et ont beaucoup trop subit le jeu en restant acculé en défense…

Du jeu…mais dans notre propre moitié de terrain

A l’image de Ben Armor qui concède le corner final ou de A.Maaloul qui se fait chiper le ballon dans sa surface de réparation, les aigles de Carthage ont souvent tardé a dégager le ballon se mettant en danger à maintes reprises… En effet les joueurs tunisiens, portés par une philosophie de jeu de possession de balle et de passes, ont tenté systématiquement de remonter proprement le ballon. Un exercice périlleux et extrêmement difficile, qui a fini par se retourner totalement contre eux. Si l’on loue cette philosophie à laquelle tient particulièrement N.Maaloul et que l’on s’enchante d’être très loin de l’époque du célèbre 4-5-0 (après l’expulsion de Jaziri) de Roger Lemerre pour qui faire le jeu ne semblait qu’accessoire…On ne peut que constater et regretter que, poussé à son paroxysme, la philosophie du « jeu propre » devient contre-productive, pire elle nous met en danger ! Il faut qu’un moment donné la sélection nationale se rende compte que dégager très loin le ballon n’est pas une honte. Au contraire cela permet d’éloigner le danger et de faire rapidement avancer les lignes pour ne pas rester acculé en défense et exercer un pressing dans la moitié de terrain adverse. Faire du jeu oui ! Passes talonnades une-deux jeu en triangle, les joueurs tunisiens bons techniciens pour la plupart, ont tout passé en revu…mais l’ont fait dans leur propre moitié de terrain… On espère voir rapidement les aigles pratiquer leur football et leur philosophie de jeu à bon escient. C’est à dire en se projetant rapidement dans le camp adverse pour y faire tout le travail de conservation et de passes que notre sélection sait très bien faire.

Faiblesse sur coups de pieds arrêtés…un problème à corriger d’urgence.

Face à l’Angleterre, la sélection nationale a fait preuve de très grosses largesses sur les coups de pieds arrêtés. Manque d’organisation, d’alignement, de communication et surtout d’impact physique les aigles ont été mis en danger sur tous les coups de pieds arrêtés anglais. Les 2 buts anglais surviennent d’ailleurs sur corner. Pour la suite de la compétition nos aigles doivent impérativement se régler et régner sur le domaine aérien. Au coach Maaloul de trouver les plans d’actions à mettre en place et trouver les mots.
Les aigles de Carthage ont toutes les armes pour revenir dans le tournoi, même si le défi parait maintenant extrêmement compliqué en rencontrant lors du prochain match une Belgique qui a fait une forte impression. Notre sélection peut renverser la tendance. À elle de corriger les défauts qui ont été les siens lors du premier match, de mettre plus d’impact et plus de détermination et surtout de pratiquer son football. En témoigne le penalty concédé par l’Angleterre après une longue phase de jeu de passes (23 passes) des contrôles et gestes de techniques de qualité (A.Maaloul, N.Sliti). Nos aigles ont fait preuve d’une belle combativité pour résister aux assauts des anglais, nous le savions la force de caractère de notre sélection est une de ses qualités…Il est désormais temps de voir sa seconde qualité.

 

RR17

Tunisie – Angleterre : les notes

MOUEZ HASSEN : non noté

Le grand malheureux de cette rencontre avec une très belle entame de jeu et de magnifiques parades il doit rapidement céder sa place à cause d’une blessure à l’épaule.

Dylan Bronn : 4/10

Un match difficile pour Dylan Bron, s’il a bien fermé le couloir à D. Alli, il a été mis en difficulté sur les ballons aériens venu de l’autre côté. Offensivement il a tenté d’apporter des solutions en 1ère mi-temps avant de rester acculé en défense en 2ème période.

Ali Maaloul : 2/10

On n’a pas du tout reconnu A.Maaloul ce soir. En retard sur toutes les attaques adverse venant de son côté face au virevoltant Sterling, il n’a ni pesé défensivement ni offensivement. Un match à vite oublier, on espère vite le revoir à un meilleur niveau pour le match face aux Belges où on aura absolument besoin de lui.

Syam Ben Youssef/: 3/10

Une déroute défensive totale de nos axiaux. Syam Benyoussef et Y.Meriah ont été mis en difficulté sur tous les ballons aériens. Proche du ridicule en 1ère mi-temps, la charnière centrale a été loin du niveau international.

Yassine Meriah: 3/10

Pas mieux que son Syam. Une déroute défensive totale de nos axiaux. Syam Benyoussef et Y.Meriah ont été mis en difficulté sur tous les ballons aériens. Proche du ridicule en 1ère mi-temps, la charnière centrale a été loin du niveau international.

Ferjani Sassi 5/10

Un match très faible de Ferjani Sassi, il n’a pas existé dans l’entrejeu, et n’a pas permis un instant à l’équipe de se projeter. Seul point positif, il n’a pas tremblé sur le penalty et nous a permis d’y croire jusqu’à la dernière minute.

Ellyès Skhiri : 3/10

Match très faible également pour le montpelliérain. On l’a senti perdu sur les attaques anglaises. Heureusement qu’il a largement été aidé par Badri et Ben Youssef . Très lent dans la relance, il faut que notre sentinelle se réveille pour le prochain match. Son rôle est essentiel !

Anice Badri : 4/10

Généreux dans l’effort, il a fait un bon travail défensif. C‘est lui le joueur le plus à l’aise techniquement ce soir, omniprésent en défense c’est lui également qui a permis aux tunisiens de se projeter en attaques les rares fois où l’équipe l’a fait. On attend de lui davantage offensivement Avec tous les efforts fournis il a manqué de lucidité en fin de match.

Naim Sliti 4/10 :

De bonnes intentions pour Naim Sliti en 1ère mi-temps qui a tenté sa chance sur des frappes de loin et a cherché a dérouté la défense adverse en se remuant sur tous les côtés…Moins en vue en 2ème mi-temps, il a logiquement cédé sa place à Ben Armor.

Fakhreddine Ben Youssef : 6/10

Très gros apport défensif, il s’est sacrifié pour son équipe. C’est lui qui amène le penalty. Une très grosse activité pour El Rouge qui malheureusement a montré encore une fois sur les phases de remontée de balle qu’il est trop limité techniquement.

Wahbi Khazri : 5/10

Esseulé en pointe, match très difficile pour notre capitaine. Il a tout de même rassuré surs ses prises de balles. On espère le voir monter en puissance face à la Belgique.

Mohamed Amine Ben Amor : 3/10

Entré en cours de jeu, il s’agissait pourtant du choix le plus logique. Nous comptions sur lui pour soutenir les défenseurs, remonter le ballon et permettre à A. Badri de se libérer et aider Khazri. Il n’en a rien été…C’est lui le fautif sur le corner qui amène le 2eme but. Une erreur qui coute très cher.

Farouk Ben Mustapha: 6/10

Entré en cours du jeu à la place de Hassen, Il a été excellent durant tout le match. Il a été héroïque et a repoussé de nombreuses tentatives des anglais.

Saber Khalifa : non noté

Entré en jeu en pointe de l’attaque dans un contexte compliqué, il n’a pas su se positionner et a été signalé hors-jeu stupidement sur une contre-attaque qu’il fallait mener au bout.

T.A

CDM 2018: Tunisie-Angleterre: Les Aigles de carthage entrent en lice et comptent jouer sur leurs valeurs.

Ca y est, nous y sommes, ce soir 19h (20h francaise), la Tunisie entre en lice dans la compétition face à l’ Angleterre. Un moment que tout un peuple attend depuis 2006, date de la dernière participation. Après s’ être qualifié au Courage en se sortant de l’étau congolais à Kinshassa lors d’ un match d’ une intensité asphyxiante, les tunisiens ont l’ opportunité d’ entrer dans l’histoire.

Engagée dans une poule très relevé où figure l’Angleterre et la Belgique, la Tunisie devra jouer sur ses valeurs pour réussir à se hisser pour la première fois de son histoire en huitième de Finale.

Ce soir les Aigles de carthage ont l’occasion de prendre leur revanchey 20 ans plus tard face aux Three Lions Anglais. Une affiche qui en 1998 avait surtout fait parler d’elle à cause des affrontements violents entre les hooligans et les habitants de Marseille. Cette année les tunisiens souhaitent faire parler leurs qualités et leur Football.

Force de caractère

Avec une géneration de joueurs très techniques, mais peu habitués aux joutes internationales, les tunisiens sont les joueurs qui comptent le moins de sélections en équipe nationale parmi toutes les nations qualifiées. Nabil Maaloul le coach tunisien s’ appuie tout de même pour la plupart sur des joueurs qui ont participé à la Can 2017. Quoi qu’ il en soit la selection nationale a fait preuve lors des éliminatoires d’ une force de caractère remarquable! La Grinta tunisienne a permis aux aigles de carthage, le 05/09/2018. menés 2 à 0 à la 47 ème minute face à la RDC chez elle à Kinshassa lors d’ un match d’ une intensité asphyxiante devant 90 000 supporters congolais, de revenir à 2 à 2 en fin de match. Le tournant des éliminatoires qui permet à la Tunisie de tenir la Rdc à distance et de valider son billet pour la Russie quelques jours plus tard face à la Lybie le 11/11/17 lors d’ un match nul piège à ne pas rater. Les tunisiens ont également démontré leur force de caractère lors des matchs de préparation à la Coupe du monde en tenant en échec le Portugal 2 à 2 après avoir été mené 2 à 0 dès la première mi-temps, ainsi qu’ en tenant la dragée haute aux espagnoles avant de se faire surprendre contre le cours du jeu par I. Aspas à la 84 ème minute, lors du dernier match de préparation. Des qualités mentales dont la tunisie aura largement besoin face aux Anglais.

Jeu de possession et offensif

Pour créer la surprise ce soir face à l’ Angleterre, la Tunisie pourra et devra compter sur les qualités de son Football et des ses joueurs. Le secret de la réussite de N. Maaloul et des aigles de carthages, invaincu en match officiel depuis le 27 avril 2017, réside dans le jeu de l’ équipe. Finit le temps des défense à 3 défenseurs centraux (can 2015 avec Leekens) des compositions de 23 joueurs avec 11 défenseurs (can 2017 avec Kasperszack), avec N.Maaloul la Tunisie entre dans une nouvelle ère celle du Jeu. Doté de joueurs très techniques, la tunisie s’ illustre par son jeu offensif et de possession. Les remontées de balles sont propres, même face à l’ Espagne les tunisiens Meriah, Benyoussef, Skhiri, Sassi se sont evertué durant toute la rencontre à remonter le ballon par de courtes passes et beaucoup de mobilité. Les ailiers A.Maaloul et H.Nagguez sont portés par l’offensive, ils multiplient les allers retours et n’ ont qu’ une idée en tête: déborder. Le milieu de terrain à l’ image M.A Ben Armor excellent lors des éliminatoires cherche à construire les attaques en multipliant les passes et en proposant constamment des solutions et du soutien aux attaquants. N. Maaloul offre enfin une entière liberté aux attaquants, excellents balle aux pieds, vif et tres mobiles, ces derniers, à l’ image W.Khazri, percutent, dribblent et permuttent sans cesse pour dérouter leurs adversaires. Une combinaison gagnante pour cette équipe soudée et très joueuse qui a marqué l’ ensemble de ses buts lors des éliminatoires sur phases de jeu.

Après le Mexique qui s’est défait de l’Allemagne tenante du titre, la Tunisie a toutes les armes ce soir pour créer la sensation de la coupe du monde 2018 en l’ emportant face à l’ Angleterre. N. Maaloul devra s’ appuyer sur sa philosophie de jeu et refuser de jouer en bloc défensif comme face aux anglais en 1998. Le mental des aigles de carthage, leurs qualités de jeu, et leur solidarité peuvent leur permettre de surprendre n’ importe quels adversaires. La coupe du monde débute dans quelques heures, les aigles pourront porter très haut tous les espoirs du peuple tunisien.

Anice Badri la révélation de la coupe du monde ?

Les coupes du monde de Football voient, à chaque édition, l’éclosion et la révélation aux yeux du monde de joueurs méconnus du grand public qui s’imposent comme les meilleurs joueurs de la compétition. A l’image de James Rodriguez qui brilla lors du tournoi en 2014, ils attisent la convoitise de tous les grands clubs du monde qui s’arrachent à prix d’ or ces nouvelles pépites…

Et s’il s’agissait cette année d’un Tunisien? Et si la révélation de la coupe du monde 2018 s’appelait Anice Badri ?

Un parcours atypique:

Le Franco Tunisien né et formé à Lyon est un espoir du centre de formation de l’OL, comme seul le club du président Aulas a le secret de dénicher depuis de nombreuses années. Le joueur doué et prometteur connait un lancement de carrière très contrasté. Victime d’une hernie discale qui retarde son éclosion, ses pépins physiques l’écarteront même des terrains pendant plus d’un an en 2007.

Il retrouve les terrains en 2008 dans les rangs du club de l’Association sportive de Saint-Priest en banlieue lyonnaise. Il entame alors une lente ascension en CFA au sein du Monts d’Or Azergues Foot puis en équipe réserve du LOSC. La rigueur tactique et physique française qui donne rarement de liberté aux génies technique aura raison de Badri qui sera contraint de s’ expatrier en L2 Belge en 2013 au sein du Royal Mouscron-Péruwelz. Il y démontrera toute sa palette technique et permettra au club, au terme de 2 belles saisons, de rejoindre la L1 en 2015. Sa saison suivante est malheureusement perturbée par le retour de problèmes physique, l’empêchant de se faire un nom au haut niveau.

Le nouvel héros tunisien:

En 2016, pour se relancer et se donner un nouvel élan, Anice Badri décide de rejoindre à Tunis le club de Beb Souika, la mythique Esperance Sportive de Tunis. Un choix atypique et audacieux qui le propulse rapidement au devant de la scène Tunisienne et lui permet d’ être appelé en sélection tunisienne.

Champion de Tunisie deux années consécutives, le technicien lyonnais est un acteur majeur de la réussite du club de la capitale. L’espérance sportive de Tunis écrase tous ses adversaires et domine outrageusement le championnat depuis 2 saisons. Cette domination, l’EST la doit tout particulièrement à son meneur de jeu. Dans une équipe déjà bien fournie et pétrie de talent en ce secteur: S.Beguir, A. Rjaibi, M.A Moncer, F. Sassi… A. Badri parvient petit à petit à tirer son épingle du jeu en s’illustrant par sa justesse technique, sa régularité et sa polyvalence. Il ne perd quasiment aucun ballon et bonifie chacune des possessions de balle de son équipe quand elle passe par ses pieds.

Intelligent, doté d’une conduite de balle très pure, adroit des 2 pieds, excellent passeur et très bon dribbleur, A. Badri peut aussi bien évoluer dans un milieu en losange que sur les ailes en attaque. Ainsi il parvient match après match à se montrer indispensable au jeu de l’équipe.

S’il est d’abord appelé en sélection pour un rôle plutôt secondaire et n’est pas retenu pour la Can 2017, c’est parce que l’attaque tunisienne est déjà bien fournie dans son compartiment de jeu (Msakni, Sliti, Khazri, Lahmar, Khalil). Mais son statut va brusquement évoluer cet après-midi du 05/09/17 face à la RDC. Devant plus de 90 000 supporters déchainés dans un stade des martyrs qui a une capacité de 80 000 spectateurs…, les aigles de Carthage sont pris au piège de Kinshasa. Dans une ambiance de film d’épouvante, une pression totalement effroyable, la sélection tunisienne, qui a besoin d’au moins un point pour continuer à tenir la RDC à distance, finit par se tirer du guet-apens congolais à la 79 ème minute grâce au but salvateur de Anice Badri. Le nouvel héros tunisien est né!

En l’absence de Msakni, Badri se révèle…

En l’absence de Msakni blessé lors de la dernière journée de championnat qatari, c’est Anice Badri qui a la lourde tâche de remplacer le prodige tunisien à son poste… Si la tâche parait impossible, Badri, du haut de ses 28 ans, montre détermination et force de caractère et s’en sort avec Brio.

Lors des matchs amicaux face au Portugal, la Turquie et l’Espagne, titularisé sur les ailes de l’attaque tunisienne, Anice Badri fait évoluer son jeu ! Comme d’accoutumé en club, très fort dans la conservation de balle et la construction du jeu, il montre de nouvelles qualités impressionnantes de percussion et de débordements. De nouvelles qualités que l’on découvre au meilleur des moments, et qui seront précieuses et indispensables pour permettre aux aigles d’affronter ses valeureux adversaires. C’est lui l’homme décisif des derniers matchs de l’équipe: en plus d’être le moteur de l’attaque et de lui impulser de la vitesse, c’est lui qui marque face au Portugal et la Turquie et délivre les passes décisives…

Véritable homme fort de la sélection tunisienne, capable de tout faire: défendre, conserver la balle, percuter, dribbler, délivrer des bijoux et marquer…

Anice Badri a tout pour devenir la révélation de la coupe du monde 2018 et porter son équipe le plus loin possible! Et cela commencera, ان شاء الله , par une grande prestation de notre aigle et ses coéquipiers demain face aux Threes Lions anglais!